
Nouvelles
Treizième mois et douze autres nouvelles du sud

Ce recueil de nouvelles, qui se déploie au rythme d’une année scolaire, c’est la vie comme elle va dans l’hémisphère sud de la planète. De septembre à aout, c’est le branlebas aux portes des établissements scolaires auquel s’en suit celui dans les institutions universitaires avec chacun son cocktail d’illusions et de désillusions. Le recueil lève un coin de voile non seulement sur la mauvaise qualité de l’offre en infrastructures éducatives et sanitaires, mais aussi sur les mauvais comportements au rang desquels la corruption, le cupidité le mensonge, la flagornerie, l’imposture, l’aventure, la luxure, la sorcellerie, la paresse, la cruauté humaine. Tous ces vices entretenus par la misère ambiante achèvent de transformer ce microcosme en un invivable enfer. Heureusement, il y a aussi du bon, un héritage culturel à sauvegarder, mais surtout un treizième mois, règne de l’ataraxie, du souverain bien, mais à la fin, ce n’était que dans les rêves, malheureusement.
« Sur le plan de la forme, les dernières nouvelles en date de Christian Tiako sont d’une lecture facile et agréable… Des agents de premier plan de l’histoire autant que des théâtres de l’action d’importance volontairement laissés dans le plus complet des anonymats ne peuvent laisser indifférent un lecteur attentif. Évoluant ainsi à côté des modèles d’écriture camerounaise et africaine établis, Christian Tiako continue, avec cet autre opus, de tracer son sillon personnel, tout doucement… »
Professeur Pierre Fandio Groupe de Recherche sur l’Imaginaire de l’Afrique et de la Diaspora Université de Buéa, Cameroun
Septembre fou
Ce recueil de nouvelles au titre fort évocateur fait état d’une compilation de situations vécues de diverses manières par des adolescents dans leur tumultueuse vie scolaire et dont le résultat à chaque fois donne une leçon de vie et trace de nouvelles perspectives pour un lendemain meilleur.

Extrait
C’était à l’intérieur des sanctuaires du savoir, collines du savoir, vallées du savoir, bref toutes ces institutions de l’enseignement primaire et secondaire qui avaient pour dénominateur commun le savoir, qu’échouaient toutes ces âmes tirées de leurs draps respectifs de très bonne heure, pour faire la queue d’un rang démesuré. C’était à croire que certains d’entre eux avaient choisi de passer la nuit à la belle étoile, en guise de nécessaire sacrifice, pour s’adjuger une place acceptable dans cette file sans fin de personnes, quoique de cette place, ne dépendait pas forcément l’issue de ces insupportables transactions de septembre à rendre fou ».